1) Erreurs liées à la phonétique

● Un des quiproquo les plus « drôles » est celui de mon étudiante Sara, italienne qui à une de ses collègues d’origine asiatique lui a dit « mais qu’est-ce que tu es jaune » au lieu de lui dire « mais qu’est-ce que tu es jeune »… je ne parle pas ensuite des nasales que les italiens n’arrivent simplement pas à faire et prononcer le mot lapin peut porter à confusion (le in, devant ine)…
● Une étudiante hispanophone m’a dit « Je suis Babar » au lieu de « Je suis bavarde »!
● Un étudiant arabophone lisait la phrase « Ce sont des fées » et a prononcé le -s à la fin. Fou rire général dans la classe et pauvre élève qui ne comprenait pas pourquoi.
● Il faut que je fesse (au lieu d’il faut que je fasse…)
● Je me rappelle d’une terrible erreur de phonétique au DALF, une étudiante avait dit
que pour améliorer la condition des personnes âgées dans notre société, il fallait multiplier les club d’enterrés (clubs d’intérêt).
● Vive le vin🍷, vive le vin d’hiver.
● « Est-ce que tu peux m’épiler ? » Pour épeler.
● Hier, j’ai fait toute la conjugaison d’étendre …. alors qu’ils voulaient éteindre la lampe …… ils me regardaient avec des grands yeux quand je posais toutes mes couches de vêtements d’hiver sur un étendage virtuel !
● Pendant un cours à l’Institut français avec des débutants: conjugaison du verbe « pouvoir »: étudiant 1 : « je pou’, moi: ah, non, un pou, c’est un pou – j’explique avec des gestes en me grattant bien la tête; étudiant 2: ‘je peau’ – là, je montre la peau, étudiant 3: ‘je pue’ moi: ah, vraiment, pourtant on le sent pas (en langue maternelle) et là, tout le groupe, mort de rire, a fait des efforts inhumains pour prononcer « je peux ».
● Réponse d’un étudiant italien à qui on demandait où il travaillait : oh moi, je travaille à la chambre des poutes ! Euh des députés !! Fou rire assuré !

2) Erreurs liées au lexique

● Je ris rarement quand mes élèves font des erreurs, mais j’ai éclaté de rire quand une élève a dit « j’étais en train de promener mon cornichon » alors qu’elle voulait dire « caniche ».
● Un espagnol m’a raconté que lors d’un échange, il était dans une famille française, ils allaient passer à table et la mère lui a demandé si ça allait et il a répondu « je suis constipé » au lieu d’enrhumé.
● Attends je vais regarder dans mon béchamel » au lieu de Bescherelle de la part d’un Australien .
● Sinon, quand je dis que je suis fatiguée, à mes étudiants en Espagne, les débutants me font souvent des visages d’inquiétude car en espagnol ils disent « fatiga » quand ils ont la nausée…!
● « J’aime coucher » au lieu de « J’aime dormir »
● ‘Je vais chasser des connards » au lieu de canards.
● Moi, dans mon poulet je mets du piment de squelette »
● En cours : »Les bateaux moches  » au lieu des bateaux-mouches
● Je suis à louer au lieu de dire je suis locataire …une stagiaire marocaine
● Une élève dans un contrôle devait traduire « I’m healthy » a écrit : « Je suis très bonne ». Lycée de langues étrangères, élève en Terminale.
● Un étudiant Thaï lors d’un voyage universitaire demandant au reste du groupe « Vous avez eu du plaisir cette nuit à l’hôtel? »
● “Je l’ai supporté un maximum ». Confusion fréquente par les anglophones entre les verbes supporter et soutenir
●  » Tu veux manger au restaurant? je t’achète »… comprendre: « je t’invite »
● J’aime manger du chien chaud » , élèves canadiens d’une école d’immersion en Ontario, niveau A1 (CE2)
● En cours alpha à Paris, sur le système scolaire, une maman explique : mon fils travaille toute la nuit ! Nous, horrifiés car le fils a 5 ans et vient d’entrer au CP. Elle se reprend : « non, pas toute la nuit ! Tous les soirs ! Ouf !”
● Parlez-vous français ? – Oui, je suis coulant en français.
● Aujourd’hui, une apprenante américaine d’origine coréenne m’explique que lorsqu’elle était enfant, elle a appris à corriger le « s » chez un podologue
(logopédiste).
● Le contraire de maladroit = malagauche
● Avec une petite fille de 9 ans : je lui demande  » alors, quel animal dort dans l’écurie ? » Elle me répond:” l’écureuil ?”
● Lors d’une étude de compréhension de texte sur l’outil numérique avec une élève de niveau B1, j’ai demandé à mon apprenante anglophone, si elle comprenait le mot « superflu » et elle a répondu « une grippe super forte »
● Un groupe d’enfants de niveau A1.A2 , anglophone à la phrase : « Où es-tu
caché ? » en leur demandant le sens du verbe « cacher » ont répondu « Où est le cash ? ».

Erreurs liées à la grammaire

● Ah je viens d’en lire une pas mal « nous êtrons »… Dur dur le verbe être!
UPE2A collège Dijon.