A

Acquis: Capital des savoirs, savoir-faire et savoir-être d’un individu à un moment donné.

Activité : Tout événement dans la classe auquel l’apprenant participe est une activité (il y a des activités de lecture, d’expression orale, des activités ludiques, des activités de conceptualisation, etc). L’exercice est une activité qui se caractérise généralement par son côté contraignant et répétitif, et son centrage sur un but précis. L’exercice vise à faire acquérir des automatismes. (On parlera, par exemple, d’un exercice de substitution, mais d’une activité de repérage).

Alphabétisation :
Processus pédagogique ou historique par lequel un individu ou un ensemble d’individus, qui ne savent ni lire ni écrire aucune langue que ce soit accèdent à la maîtrise linguistique, culturelle et pratique de la lecture et de l’écriture, en langue première ou en langue étrangère. Ce processus concerne les enfants, le plus souvent dans le cadre scolaire, ou les adultes qui n’ont jamais été scolarisés, ou l’on été superficiellement (Dictionnaire de didactique du français, Jean-Pierre CUQ, CLE
International).

Apprenant : Personne engagée dans un processus d’apprentissage.

Apprentissage: Processus systématiquement et intentionnellementorienté vers l’acquisition de certains savoirs, savoir-faire et savoir-être.

Approche: Base théorique constituée d’un ensemble de principes sur lesquels repose
l’élaboration d’un programme d’études

Approche communicative: Vers le début des années 70, en réaction contre la méthodologie audio-orale et la première génération des méthodes audiovisuelles, on voit émerger une méthodologie de la communication, appelée rapidement «approche communicative». L’analyse des besoins des apprenants détermine le contenu du cours. Les habiletés à acquérir en fonction de ces besoins sont répertoriées puis travaillées en contexte, en situation, en prenant en compte tous les aspects qui y sont liés: linguistique, extralinguistique et contextuel. On cherche à faire acquérir à l’apprenant une compétence linguistique mais aussi communicative, d’où la prédominance des savoirs mais aussi et surtout des savoir-faire.

Approche fonctionnelle: Cette approche cherche grâce à une analyse des besoins chez l’apprenant à connaître les notions (notions de localisation dans l’espace, le temps…) et les fonctions (langagières) qui seront les plus nécessaires à l’apprenant.

Aptitude: Disposition innée ou acquise grâce à l’apprentissage

ASL (Atelier Socio-inguistique) : La finalité de ces ateliers est de permettre aux publics d’atteidre une autonomie sociale leur permettant d’agir de façon harmonieuse dans la société française et de faire des choix pertinents. Les moyens développés pour accéder à l’autonomie sociale visent a connaissance des espaces sociaux et culturels ainsi que les actes de communication nécessaires pour y agir sans faire appel à des tiers.

Authentique (document) : Se dit d’un document (texte, document sonore, visuel ou audiovisuel) qui provient du monde extrascolaire et n’a pas été fabriqué à des fins pédagogiques. S’oppose à « document didactique » (qui a été fabriqué à des fins pédagogiques) dont le contenu linguistique est dosé en fonction d’une progression ou répond à un objectif pédagogique précis. D’autres documents sont dits « didactisés » : il s’agit de documents authentiques qui ont été adaptés ou remaniés à des fins pédagogiques.

Auto-évaluation : Évaluation prie en charge par celui qui apprend

B

C

Capacité: Aptitude généralement acquise par un apprentissage et permettant d’exercer des activités dans divers champs de connaissance. Une capacité est un potentiel dont dispose un apprenant ; elle n’est pas directement observable et se manifeste au travers de compétences.

CECRL (Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues) : Document publié par le Conseil de l’Europe en 2001,qui définit les niveaux de maitrise d’une langue étrangère en fonction de savoir-faire dans différents domaines de compétence. Ces niveaux (A1-A2-B1-B2-C1-C2) constituent désormais la référence dans le domaine de l’’apprentissage et de l’enseignement des langues dans de nombreux pays.

Centration sur l’apprenant : Méthodologie qui centre le projet éducatif sur l’apprenant et non sur le contenu ou la méthode. « L’essentiel de l’attention est porté sur « à qui enseigner ? », pour mieux adapter les moyens choisis («comment enseigner ? ») aux buts visés. » Elle tient compte des stratégies d’apprentissage qui peuvent différer d’un individu à l’autre. (R. Galisson, D’hier à aujourd’hui la didactique générale des langues étrangères Paris, CLE International, 1980).

Centre : institution dont l’activité principale est l’enseignement d’au moins une langue, dont le français, comme langue étrangère

Centre de ressources : salle équipée dédiée à la consultation de documents permettant aux étudiants de prolonger leurs apprentissages en complète ou partielle autonomie

Champ lexical : ensemble des mots que la langue regrouupe ou invente pour désigner les différents aspects d’une technique, d’un objet, d’une notion.

Champ sémantique : ensemble des emplois d’un mot, dans et par lesquels ce mo acquiert une charge spécifique

Closure: Test, qui cherche à faire compléter les parties manquantes d’un texte. Il cherche à évaluer la capacité de lecture d’un sujet, ou la lisibilité d’un texte. Il consiste à faire reconstituer un texte dont on a supprimé un mot sur cinq.

Cohérence : c’est la relation entre les idées exprimées et les propositions d’un texte. Alors que la cohésion renvoie à la façon dont les proposition sont liées entre elles par diverses opérations structurales pour former de texte, la cohérence concerne la manière dont ces phrases servent à créer différents types de discours.

Cohésion : on définit la cohésion comme la relation explicite signalée par des indices linguistiques entre les propositions; ces propositions sont liées entre elles par diverses opérations structurales pour former des textes.

Cognitif : « Qui a trait à la connaissance. Par extension, s’emploie parfois pour exprimer des systèmes d’apprentissage où l’apprenant est conduit à réfléchir sur ce qu’il apprend et la façon dont il apprend » (J.-P. Narcy, Apprendre une langue étrangère, Les Éd. d’organisation, Paris, 1990). Notion à mettre en relation avec le développement de la capacité conceptuelle.

Collaboration (travail collaboratif): Une collaboration « est un travail en commun ; un travail entre plusieurs personnes qui génère la création d’une œuvre commune » (le petit Robert, 1995). Dans le domaine de l’enseignement/apprentissage, le travail collaboratif entre apprenants et/ou enseignants se concrétise le plus souvent par un travail d’équipe, « l’équipe étant perçue comme étant un groupe de personnes interagissant afin de se donner ou d’accomplir une cible commune, laquelle implique une répartition de tâches et la convergence des efforts des membres de l’équipe » (Alaoui, Laferriere, Meloche, 1996 : p 4). Dans les cas où la cible commune d’un travail d’équipe est un but ultime à atteindre nous parlerons de travail coopératif visant l’apprentissage, lequel peut se définir comme suit : « l’apprentissage coopératif est une activité d’apprentissage en groupe, organisée de façon à ce que l’apprentissage soit dépendant de l’échange d’informations socialement structuré qui s’effectue entre les apprenants du groupe. C’est également une activité dans laquelle l’apprenant est responsable de son propre apprentissage et motivé pour participer à l’apprentissage des autres. » (Lopriore, 1999 : p 134). Les tâches coopératives en formation « supposent l’assignation d’une tâche collective exercée en groupe restreint, exigeant un maximum d’interactions entre pairs, sans la supervision directe et immédiate du formateur » (Carré et Caspar, 1999 : p 298). Ainsi, contrairement à une collaboration, une coopération n’engendre pas nécessairement la création d’une œuvre commune. Nous parlerons de travail collaboratif lorsque la cible commune du travail d’une équipe consiste, outre le travail en groupe, en la réalisation d’un produit final. Par travail collaboratif, nous désignons donc, d’une part, la coopération entre les membres d’une équipe et, d’autre part, la réalisation d’un produit fini : Internet apparaît alors comme l’outil  » adéquat  » pour mettre en oeuvre des pédagogies « collaboratives ». En effet, ses fonctionnalités de communication et de consultation sont utilisées dans le travail collaboratif pour la partie coopérative. Les possibilités qu’offre Internet en termes de création permettent la réalisation et la publication d’objets communs, le plus souvent des sites: les deux moments du travail collaboratif sont servis par le même outil.

Compétences : « Maîtrise des savoirs et des savoir-faire qui permettent d’effectuer les tâches scolaires dans une discipline donnée et qui constituent le niveau d’expertise de chacun » (Cahiers pédagogiques n° 280, janvier 1990, p. 55). Elle se manifeste par des comportements observables au cours d’activités et peut donc être évaluée. La compétence est le contexte concret qui permet d’évaluer une capacité.

Expression écrite
Production personnelle et autonome d’un message écrit énonciativement engagé. Définir à qui l’on écrit, pour quoi on écrit et ce qu’on écrit.

Expression orale
Prise de parole/émission de message dans une situation directe de dialogue. Il n’est pas forcément nécessaire de faire des phrases complètes dans la mesure ou la langue parlée est faite d’abréviations et de mots isolés.

Compréhension écrite
Saisir le sens littéral, le message« Percevoir le ton, le point de vue, les intentions de l’auteur » etc. Il n’est pas non plus nécessaire de comprendre tous les mots du texte. Utiliser le paratexte induire le sens des mots par rapport au contexte, etc

Compréhension orale
Distinction des sons, accentuation, etc. Compréhension et prise de notes. Il n’est pas nécessaire de tout comprendre pour comprendre la teneur du message.

Compétence de communication: Connaissance (pratique et non nécessairement explicitée) des règles psychologiques, culturelles et sociales qui commandent l’utilisation de la parole dans un cadre social.

Consigne: Ordre donné pour faire effectuer un travail. Énoncé indiquant la tâche à accomplir ou le but à atteindre.
Concevoir une consigne de travail est une activi¬té qui mérite une très grande attention, car de la qualité de la consigne dépend en partie la qualité du travail effectué. De plus, une même consigne peut être interprétée différemment par plusieurs individus : la lecture d’une consigne active des mécanismes de compréhension et d’interpréta¬tion qui permettent au sujet de construire une représentation de la tâche ou du but à atteindre. Si cette représentation n’est pas adéquate, la tâche ne sera pas exécutée correctement. La problématique de la compréhension des énoncés est une question centrale de la psy-chologie cognitive.
Pour s’assurer de la clarté d’une consigne, il faut essayer de vérifier si elle répond aux questions qui ? quoi ? quand ? où ? pour quand ? com¬ment ? pourquoi ?
Pour vérifier qu’une consigne a bien été compri¬se, il faut la faire reformuler, éventuellement plusieurs fois : le contrôle du feed-back est in¬dispensable dans toute bonne communication.
S’il s’agit d’une consigne de travail rédigée (tâ¬che précise à effectuer), nous ne connaissons aucune autre validation possible que celle de l’expérimentation (analyse de l’interprétation des consignes à l’issue de l’activité). Françoise Raynal & Alain Rieunier.

Contexte: Ensemble des éléments, des détails extérieurs qui accompagnent un fait ou un texte et qui contribuent à l’éclairer.

Créativité: En didactique des langues, aptitude de l’élève à inventer et à créer des énoncés dans des cadres thématiques ou situationnels qu’il découvre lui-même. L’enseignement d’une L.E. qui se limiterait à des pratiques de répétition a peu de chances de donner à l’élève une compétence créative, ni même de le préparer à l’expression libre.

Critère: Élément de base auxquels on se réfère pour mener à bien une évaluation.

Curriculum: Synonyme de « programme ».

D

Descriptif de formation : document destiné aux étudiants, qui décrit les objectifs d’apprentissage, les moyens mis en œuvre pour les atteindre et le dispositif d’évaluation d’un formation

Diagnostic: Évaluation diagnostique. Effectuée pendant l’apprentissage, elle informe l’enseignant et l’apprenant. Elle permet en somme au professeur d’adapter son enseignement.

Didactique: (du verbe grec didaskein : enseigner) Domaine qui avait trait aux contenus d’enseignement, aux savoirs.

DCL ( Diplômes de Compétence en Langue) : Diplôme professionnel de lEducation nationale adapté aux besoins du monde du travail. Le DCL atteste un niveau de compétence et de maîtrise de la langue pour une communication opérationnelle.

DELF (Diplôme d’Études en Langue Française) et le DALF (Diplôme Approfondi en Langue Française : diplômes officiels délivrés par le ministère français de l’éducation nationale, pour certifier les compétences en français des candidats étrangers et des Français originaires d’un pays non francophone non titulaires dun diplôme de enseignement secondaire ou supérieur public français. Diplôme délivré par le CIEP, après examens dans un centre agréé.

DILF (Diplôme Initial de Langue Française : tend à valoriser les premiers acquis en français à l’oral, comme à l’écrit, notamment chez les personnes pas ou peu scolarisées. Diplômee délivré par le CIEP après examens dans un centre agréé.

Dimension interculturelle : favoriser les échanges entre les étudiants de cultures différentes en lien avec la culture française.

Dimension multi-culturelle : ensemble de faits culturels associés à la langue cible et aux cultures des apprenants

Discours: Équivalent de parole; s’appliquant aux réalisations écrites ou orales de la langue.

E

Énoncé: De manière générale, souvent employé comme synonyme de « phrase » ou d’ensemble de phrases qui se suivent.

Enseignement: Au sens restreint, il s’agit d’un processus de transmission de connaissances. Au sens large et moderne, c’est un processus d’organisation des situations d’apprentissage.

Erreur : Doit-on permettre aux élèves de faire des erreurs comme le proposent bien des pédagogues (en particulier CLAPAREDE ou DEWEY), ou faut-il au contraire organiser l’environnement, comme le préconise SKINNER, de telle sorte que l’enfant ne fasse pas d’erreur ( ce qui est effectivement possible avec un cours programmé correctement construit) ?
Les deux hypothèses ont leurs défenseurs. Pour Skinner, il faut proposer de toutes petites étapes à l’apprenant. Les questions étant simples, l’apprenant réussira à chaque fois, et encouragé par son succès, continuera. à se livrer à l’étude. Il suffira d’espacer progressivement les renforcements au cours du temps, pour que l’apprenant continue à apprendre et se contente, à terme, de renforcements de plus en plus espacés.
Pour d’autres théoriciens, en particulier pour les psychologues cognitivistes qui considèrent l’individu humain comme une vaste centrale de traitement de l’information, l’erreur fait partie du processus de traitement. C’est un événement normal dans une procédure complexe de résolution de problèmes, c’est éventuellement le symptôme d’un dysfonctionnement cognitif, ou tout simplement un état du processus de conceptualisation.
Du point de vue du formateur, elle permet d’identifier le ou les obstacles qui entravent le processus d’apprentissage. Le formateur et le formé peuvent rechercher les origines de l’erreur produite et trouver alors les corrections possibles. Il en résulte que la qualité du feedback offert à l’apprenant par l’environnement (le maître, les autres, les situations… ) est déterminante de la réussite des apprentissages. Nous pensons que le renforcement est important dans la mesure où il fournit à l’individu des informations sur la qualité de sa réponse. Dans cette perspective, il n’est pas grave que l’élève fasse des erreurs, à condition qu’il en soit rapidement informé, que l’erreur ne soit pas suivie d’une punition et qu’il ait les moyens de découvrir la bonne réponse.

Évaluation: Processus qui consiste à recueillir un ensemble d’informations pertinentes,
valides et fiables et à examiner le degré d’adéquation entre cet ensemble d’informations et un ensemble de critères adéquats à l’objectif fixé, en vue de prendre une décision.

F

Fixation : Phase du travail comportant des exercices souvent répétitifs visant à faire mémoriser des acquisitions. La production y est convergente et précède une phase d’activités de transfert.

Formation : ensemble structuré de prestations pédagogiques concernant la langue et la culture françaises

Formative: Évaluation formative, entièrement intégrée à l’apprentissage, elle intervient avant, pendant et après le cursus de formation. Centrée sur l’apprenant, elle mesure ses résultats en fonction d’objectifs opérationnels. C’est une aide à l’enseignement/apprentissage, en permettant à l’enseignant de réguler le premier et à l’élève de gérer le second.

Français langue étrangère (FLE): Il s’agit de la langue française, enseignée ou apprise comme une langue étrangère. Par opposition au français langue maternelle ou au français langue seconde. Le français langue étrangère renvoie actuellement à une conception de la langue comme langue des échanges de la vie courante. Une langue pour agir, interagir et non une langue d’accès au savoir.

Français Langue d’Intégration (FLI): La démarche FLI vise à proposer un apprentissage en langue française aux adultes immigrés, dont le français n’est pas la langue maternelle. Cet apprentissage répond aux préoccupation d’ordre pratique qui se posent à une personne étrangère accueillie sur un territoire francophone : vivre au quotidien, rechercher un emploi, accompagner ses enfants dans leur scolarité, participer à la vie citoyenne, …

Français langue maternelle(FLM): Le FLM ou langue première désigne la première langue de socialisation, une langue acquise hors situation formelle d’enseignement, par interactions avec le milieu social.

Français Langue Professionnelle (FLP) : Approche pédagogique qui s’inscrirans une perspective actionnaire visant le développement du « langage en action professionnelle ». Interactive, cette démarche pour objet majeur d’apprentissage et de perfectionnement des situations de communication généraliste spécifiques rencontrées en milieu professionnel.

Français langue seconde (FLS): Le français est langue seconde partout où, en tant que langue langue étrangère, son usage est socialement indéniable et privilégié dans la vie publique. La caractéristique du F.L.S. est d’être une langue non première pour les locuteurs et d’être une langue de médiation au savoir.

Français sur Objectifs Spécifiques (FOS) : Il est né du souci d’adapter l’enseignement du FLE à des publics adultes souhaitant acquérir ou perfectionner des compétences en français pour une activité professionnelle ou des études supérieures. Le FOS s’inscrit dans une démarche fonctionnelle d’enseignement et d’apprentissage : l’objectif de la formation linguistique n’est pas la maîtrise de la langue en soi mais l’accès à des savoir-faire langagiers dans des situations identifiées de communication professionnelle ou académique.

G

H

I

Interaction: Échange signifiant entre deux ou plusieurs personnes dans un but défini. Cet échange est fondé sur un besoin réel de communiquer et sur le caractère imprévisible des énoncés.

Item: Synonyme de «questions».

Indicateur: comportement observable à partir duquel on peut inférer de l’atteinte d’un objectif ou de la maîtrise d’une capacité. Il n’y a pas de déductibilité des indicateurs à partir de l’objectif ou de la capacité et ceux-ci ne sont pas réductibles à la somme des indicateurs qui peuvent permettre d’en inférer l’existence. En ce sens, le choix des indicateurs et leur pertinence sont toujours questionnables.

J

Jeu de rôle: Technique d’animation dans laquelle plusieurs participants sont invités à s’impliquer dans l’interprétation des différents rôles de personnages se trouvant dans une situation précise, afin de permettre une analyse des représentations, sentiments et attitudes liés à cette situation. Les participants autres que les acteurs sont placés en position d’observateurs pendant la phase d’interprétation des rôles. Ils prennent part avec les acteurs à la phase d’analyse menée sous la direction de l’animateur

K

L

Langue cible: Langue étrangère que l’apprenant apprend.

Langue source: Langue maternelle de l’apprenant.

Locuteur: Celui qui émet le message linguistique (par opposition à « auditeur »: celui auquel est destiné le message). On dit également « émetteur » ou « destinateur ». Le terme « locuteur » s’applique plutôt à la communication orale. Pour la communication écrite, on emploie quelquefois « scripteur ». Autre synonyme de « locuteur » : « sujet parlant ».

M

Matériel didactique: Ensemble des documents et des moyens audiovisuels utilisés comme aides et supports dans une action d’enseignement.

Métacognition: activité par laquelle le sujet s’interroge sur ses stratégies d’apprentissage et met en rapport les moyens utilisés avec les résultats obtenus; il peut ainsi stabiliser des procédures dans des processus

Méthodologie: Discipline pédagogique qui traite du comment mener un processus d’enseignement.

Méthodolgogie audio-orale: Ensemble de principes méthodologiques qui ont trouvé leur expression la plus nette à partir de 1950 aux Etats-Unis et de 1960 en France, et qui s’appuient explicitement sur une théorie linguistique : le distributionnalisme postBloomfieldien et une théorie de l’apprentissage : celle du psychologue Skinner. La méthode audio-orale se présente comme une réaction contre le flou linguistique des méthodes directes. Comme celles-ci, elle accorde la priorité à la langue orale, mais elle privilégie la notion de « modèle » à imiter, dans des exercices dits « structuraux », travaillés au laboratoire de langues.
Chaque exercice présente un patron de phrase ou « pattern ». Des stimuli verbaux déclenchent la réutilisation du patron, avec utilisation des éléments fournis par ces stimuli ou amorces. Cette technique appelée « pattern drill » s’appuie sur une progression par « étapes minimales », inspirée des principes de l’enseignement programmé. Certains tenants de cette méthode contestèrent la pertinence du dialogue comme mode de présentation des
éléments linguistiques, craignant que les nécessités de l’échange n’aillent à l’encontre d’une progression rigoureusement graduée.

Méthodologie structuro globale audio-visuelle: Ensemble d’hypothèses méthodologiques qui ont trouvé leur expression, en France en particulier, avec les travaux des équipes de Zagreb et de Saint Cloud, à partir des années 1950. Ces hypothèses, ensuite diversifiées et adaptées par d’autres méthodologues, s’appuient sur les considérations, les choix et les principes suivants.

Au plan méthodologique :

• choix d’une langue contemporaine et délimitation de la matière à enseigner en fonction des impératifs de la communication,
• présentation graduelle des divers usages sociolinguistiques, priorité – non primauté – étant donnée à l’oral,
• importance accordée à la situation et au contexte dans lesquels apparaissent les formes linguistiques ; au locuteur et aux relations qu’il entretient avec la situation, l’interlocuteur et son propre message ;
• établissement d’une progression fondée sur les caractères structuraux de la langue enseignée, mais visant plus à dégager des paliers successifs dans les possibilités de communication qu’à parcourir au plus vite l’ensemble des règles du système.

Sur le plan pédagogique :

• refus de la traduction interlinguale (passage par la langue maternelle) comme moyen d’accès au sens (même si on ne néglige pas la vertu stylistique et analytique de la traduction) ;
• primauté donnée à l’éducation de la perception auditive, à une mise en situation génératrice de comportement verbal, à la transposition de plus en plus libre ;
• accent mis sur une communication véritable (dans la présentation des dialogues, textes et documents, aussi bien que dans les exercices et activités de la classe).

Sur le plan technique :

• utilisation de l’image comme point de départ possible de la compréhension, comme simulacre d’une certaine réalité culturelle ;
• utilisation de l’enregistrement sonore comme modèle acoustique invariant et comme présence d’une réalité linguistique étrangère qui n’est pas seulement apportée par le maître ;
• utilisation combinée de l’image et du son comme instruments d’une représentation audio-visuelle qui simule un acte de communication et permet d’en provoquer de nouveaux.

Méthodologie directe: Ensemble de procédés d’enseignement des langues étrangères
qui s’est constitué, au début du siècle, en relation avec l’évolution des théories éducatives (cf. méthode active). La méthode directe réagit contre les conceptions traditionnelles qui faisaient de l’enseignement des langues une discipline visant à développer les capacités d’analyse et à accumuler les connaissances de vocabulaire et de grammaire, grâce à des pratiques pédagogiques comme la traduction et l’apprentissage de règles théoriques, avec l’accès aux textes littéraires et à la « culture » comme objectifs essentiels.
Elle met l’accent sur l’expression orale et le recours immédiat et constant à la langue étrangère (le « bain linguistique »). Le professeur évite de faire appel à la traduction, suscite une activité de découverte chez l’élève en présentant la nomenclature étrangère à partir des objets réels ou figurés. Le dialogue est souvent de type pédagogique, c’est-à-dire à sens unique, (question du professeur – réponse de l’élève) et la « performance » de l’élève est un moyen de vérification de ses connaissances.
Dans cette méthodologie, le rôle du professeur est primordial, puisqu’il a la charge d’introduire dans la classe tous les éléments nécessaires à la compréhension des faits de langue. La méthode directe donne une grande importance à l’acquisition du vocabulaire et fait volontiers usage du centre d’intérêt. Elle n’a pas prêté assez attention à la spécificité de la langue par rapport aux autres matières d’enseignement et la révolution pédagogique qu’elle a introduit n’est pas fondée sur une révision sérieuse des postulats linguistiques et méthodologiques. Il n’en reste pas moins que la méthode directe a posé les premiers jalons d’une évolution qui n’a cessé de se préciser à travers les apports de la méthode audio-orale et de la méthode audiovisuelle.

Méthodologie traditionnelle ou méthode Grammaire/ traduction : Décalque de
l’expression anglaise : « grammar/ translation method ». Cette méthodologie, directement inspirée de l’enseignement du latin, a été dominante du milieu du XIXe siècle jusqu’au XXe (années 40/ 50), avec des cas de survivances actuelles. Elle vise la maîtrise de l’écrit littéraire. L’acquisition de la langue se fait par un enseignement de la grammaire, par
la pratique d’exercices de thèmes/ versions et par l’explication de textes littéraires. La langue n’est pas enseignée dans le but de communiquer, mais plus comme discipline intellectuelle.

N

O

Objectif : Capacité à exercer sur un certain contenu, défini en termes de comportement de l’apprenant et que l’enseignement cherche à installer chez les apprenants.

Objectif opérationnel: Il vient de la démultiplication d’un objectif général en objectifs spécifiques. Ces derniers sont opérationnalisés pour être travaillés puis évalués. La formulation de l’objectif opérationnel respecte les principes suivants: univocité, comportement observable, conditions de passation, critères.

Outil pédagogique : ensemble constitué par au moins un support d’apprentissage et une activité d’apprentissage

P

Pédagogie: (du grec agogein : conduire), Domaine qui s’intéressait aux moyens de transmettre les savoirs, c’est-à-dire à l’action orientée vers la classe.

Pré-requis : Ensemble organisé et hiérarchisé des connaissances et compétences que l’élève doit maîtriser avant d’être admis dans n niveau supérieur.

Projet : dans le registre didactique, ce terme désigne d’abord l’attitude du sujetapprenant par laquelle il se trouve en situation active de recueil et d’intégration d’information; les informations ainsi intégrées et mentalisées peuvent être considérées comme des connaissances. Par extension, ce terme peut désigner la tâche qui finalise les activités de recueil d’informations du sujet.

Pré-requis: Ensemble organisé et hiérarchisé de connaissances et compétences que l’apprenant doit maîtriser avant d’être admis dans un niveau supérieur.

Pronostic: Il s’agit d’une des fonctions de l’évaluation qui sert à évaluer les pré-requis, à examiner si l’apprenant possède les aptitudes nécessaires pour mener à bien la formation dans laquelle il veut s’engager.

Q

Question fermée: Question à laquelle le sujet doit apporter une réponse courte dont le contenu est univoque.

Question ouverte: Question à laquelle le sujet répond en utilisant son propre vocabulaire, ce qui permet des déductions plus fines sur sa psychologie et son niveau culturel, notamment. Dans la question ouverte, le contenu et la formulation ne sont pas univoques.

Question de production: Question pour laquelle le sujet doit produire lui-même sa réponse (par opposition à la question de sélection). La question fermée et la question ouverte sont toutes deux des questions de production.

R

Référentiel : Inventaire de compétences nécessaires à des activités et inventaire finalisé des activités elle-mêmes. Le référentiel a donc une double fonction de guide et accompagnateur de l’apprentissage, mais aussi de repérage au moment de l’évaluation de l’acquisition des compétences visées.

Reformulation : Modification de la forme d’un énoncé, sans en modifier le sens ni la fonction. Le QCM (questionnaire à choix multiple) est un exercice de reformulation, qui met en oeuvre la compréhension et non plus la production (l’élève doit choisir entre plusieurs reformulations d’un contenu celle qui correspond le mieux à ce contenu). Lors d’un entraînement à l’expression, la reformulation permet, en s’appuyant sur la présentation fonctionnelle et sémantique du programme grammatical, d’amener les apprenants à utiliser la totalité des moyens qu’ils ont acquis.

Remédiation: mot qui a la même racine que remède, et qui, dans le domaine des langues, est synonyme d’action corrective ou mieux, de régulation.
En pédagogie, la remédiation est un dispositif plus ou moins formel qui consiste à fournir à l’apprenant de nouvelles activités d’apprentissage pour lui permettre de combler les lacunes diagnostiquées lors d’une évaluation formative. On a recours pour cela à différentes propositions pédagogiques, qui pour être efficaces, doivent être sensiblement différentes des méthodes utilisées lors de la phase d’enseignement: aides audiovisuelles, informatiques, petits groupes de travail, enseignement individualisé, enseignement mutuel, nouveaux cahiers d’exercices, nouveaux documents à étudier, situations différenciées…
Dans la pédagogie de la maîtrise préconisée par Bloom, les situations de remédiation sont des moments importants de la formation, car elles permettent de replacer tous les apprenants au même niveau avant de poursuivre de nouveaux apprentissages. La remédiation est la troisième étapes (et certainement la plus importante) du dispositif de « maîtrise »:

1.Enseignement.
2.Test formatif.
3.Remédiation/correction.
Remise à Niveau (RAN) : Une formation de remise à niveau permet d’arquerir et de consolider des connaissances de bases ou techniques afin d’accéder à une qualification, une formation ou une promotion professionnelle.

Représentation: dans le domaine de l’apprentissage, désigne la conception que le sujet a, à un moment donné, d’un objet ou d’un phénomène. Si l’on retient l’hypothèse piagitienne qui fait de l’accès à l’abstraction le vecteur central de la construction de l’intelligence, on peut considérer que l’apprentissage consiste à passer d’une représentation de type métaphorique à une représentation de plus en plus conceptualisée. Par ailleurs, les représentations qu’un sujet se fait, à un moment donné, de plusieurs types de « réalités », appartenant même à des disciplines différentes sont vraisemblablement articulées autour de principes explicatifs communs ou paradigmes.

S

Savoirs: Ensemble de connaissances et compétences (entre autres linguistiques), acquises par l’apprenant, grâce à l’apprentissage et l’expérience.

Savoir-être: Catégorie d’objectifs comprenant les activités, en termes de comportements ou d’attitudes ou d’opinions ou de représentations, par lesquelles une personne manifeste non seulement sa façon d’appréhender sa propre personne (le « concept de soi »), les autres, les situations, la vie en général, mais aussi la façon de réagir et d’agir.

Séquence d’apprentissage : série cohérente d’activités regroupées dans la même unité de temps visant un ou plusieurs objectifs

Simulations globales : Le principe est simple. On choisit un lieu: un château, un immeuble, un cirque, un village, un camping, un hôtel, etc. On « place » dans ce lieu un nombre limité de personnages. On donne une identité à ces personnages: un nom, un âge, une profession, des traits de caractère, un passé, des habitudes. Puis on met ces différents personnages en relation: ils se disputent, ils s’aiment, ils s’organisent, ils ont des problèmes et les résolvent, ils se téléphonent, ils s’écrivent. Ils vivent ce qu’on peut vivre ou rêver de vivre. Bref, ils recréent le monde.

Situation d’apprentissage: situation (ensemble de dispositifs) dans laquelle un sujet s’approprie de l’information à partir du projet qu’il conçoit. Il s’appuie, pour ce faire, sur des capacités et des compétences déjà maîtrisées qui lui permettent d’en acquérir de nouvelles. Les situations d’apprentissages peuvent ainsi apparaître en dehors de toute structure scolaire et de toute programmation didactique.

Sommative: Evaluation sommative, par opposition à l’évaluation formative. Après avoir fait l’inventaire des connaissances acquises, elle compare les performances des apprenants en fonction de leurs résultats. Il s’agit aussi de la dernière étape de l’évaluation formative.

Stratégies: Science ou art de combiner et de coordonner des actions en vue d’atteindre un but. Elle correspond à une planification pour parvenir à un résultat avec proposition d’objectifs à atteindre et de moyens envisagés pour y parvenir.

Stratégies d’apprentissage: Manière d’organiser son apprentissage

Support pédagogique : moyen matériel pour illustrer ce qui est exposé, aider à la compréhension et à la mémorisation, animer etc.

Support d’apprentissage : document ou objet sélectionné à des fins d’enseignement et au service de l’activité pédagogique

T

Tâche: Activité proposée à l’apprenant

Test de Connaissance du Français (TCF) : Test de niveau linguistique en français qui positionne l’un des six niveaux de l’échelle définie par le Conseil de l’Europe (CECR. Le score obtenu au TCF détermine de façon fiable le niveau de connaissance du français. Il adresse à un public qui souhaite connaitre son niveau pour des raisons personnelles, professionnelles ou d’études.

Test d’Évaluation de Français (TEF): Test de français général qui a pour objectif de mesurer le niveau de connaissance et de compétences en français de personnes dont lame français n’est pas la langue maternelle. Le TEF est destiné à n public adulte souhaitant évaluer ses compétences réelles en français. Il peut être utilisé dans le cadre d’un projet d’études supérieures, d’un projet d’émigration vers un pays francophone, ou à des fins personnelles. Attestation de réussite délivrée par la CCI Paris-IDF, après examens dans un centre de passation agréé.

Test : Synonyme d’épreuve

TICE ( Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Enseignement) : Recouvre les outils et produits numériques pouvant être utilisés dans le cadre de éducation de l’enseignement.

Travail en groupe : Travailler en groupe (de deux ou quatre élèves) exige de la part de chaque élève non seulement d’être à même d’exposer son point de vue en l’argumentant mais aussi d’être à l’écoute de l’autre : c’est un contexte favorable au débat et par conséquent à l’apprentissage…
Un travail en groupe de quatre élèves suppose une répartition des tâches entre les élèves et une distribution des rôles (par exemple, un secrétaire, un responsable du matériel, un communicateur ou rapporteur du groupe, un responsable des actions ou discussions que le groupe mène, etc…). Cette répartition responsabilise chaque élève à l’intérieur du groupe. Il est préférable que les rôles tournent à l’intérieur d’un groupe.
Un travail en groupe n’implique pas les élèves de la même façon qu’un travail individuel. Ceci étant, ce type d’organisation et de travail n’est pas immédiat. Il est rare que tout se passe bien au début, mais en usant de persévérance et de patience, on finit par obtenir des résultats satisfaisants.

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Sources

http://insuf-fle.hautetfort.com/media/01/01/1911778191.pdf
http://www.oasisfle.com/documents/lexique.htm
http://www.qualitefle.fr/sites/default/files/pdf/glossaire_cil_juillet_2014.pdf
https://www.defi-metiers.fr/sites/default/files/users/229/glossaire.pdf

(Ce glossaire a été réalisé par Amandine Gaiguant, étudiante en Master 2 DDL-FLE à distance)